Gratter, défigurer, détruire une image est un geste lourd pour celui qui le commet comme peut-être aussi pour celui qui constate le geste iconoclaste. La destruction partielle d’une photographie si celle-ci reproduit le visage humain simule une atteinte, un geste contre la personne photographiée. Mais elle est surtout la perte d’une référence spatiale et temporelle, de l’instant gravé, pour toujours, autour duquel la mémoire s’organise.
La douleur c’est justement la perte de ce qui était enregistré, l’impossible retour en arrière puisqu’il n’y a plus de quoi ancrer le souvenir.
Layout and alteration : Sébastien de Ganay



